À Forbach, les diagnostics révèlent un parc ancien dominé par les classes C et D
La photographie publiée le 24 septembre 2026 repose sur une extraction ADEME du 18 septembre et rassemble 8 009 diagnostics enregistrés à Forbach. Les classes C et D dominent, tandis que la classe E représente 19,5 % des enregistrements, contre 4,0 % pour les classes F et G réunies.

Une photographie de 8 009 diagnostics, pas de 8 009 logements
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Forbach |
|---|---|
| A | 21 |
| B | 97 |
| C | 3 370 |
| D | 2 641 |
| E | 1 562 |
| F | 233 |
| G | 85 |
Au 24 septembre 2026, la dernière photographie disponible dans le jeu local de Forbach repose sur une extraction ADEME datée du 18 septembre 2026. Elle rassemble 8 009 diagnostics enregistrés pour cette commune de Moselle, identifiée par le code INSEE 57227. L’actualité tient ici à cette mise à jour des données et à leur lecture locale, non à un événement municipal. Le premier résultat est un contraste : les périodes de construction anciennes occupent une place importante dans le corpus géolocalisé, mais les étiquettes énergétiques les plus représentées sont C et D. Pour les propriétaires comme pour les acquéreurs, ce profil mérite donc une lecture plus nuancée que la seule opposition entre bâti ancien et mauvaise performance.
La précaution essentielle concerne l’unité de compte. Les 8 009 entrées sont des diagnostics enregistrés, et non un dénombrement de logements uniques : un même logement peut apparaître plusieurs fois. La population communale de référence du jeu local, soit 20 493 habitants, apporte un repère démographique, mais ne permet pas de calculer la part des logements couverte par ces diagnostics. De même, les proportions présentées décrivent les enregistrements disponibles, pas nécessairement l’ensemble du parc immobilier de Forbach. Cette distinction change la portée de chaque résultat : les données éclairent le profil du parc diagnostiqué, sans fournir à elles seules un inventaire exhaustif des biens ni une mesure du nombre de propriétaires concernés.
À Forbach, les classes C et D représentent 75,1 % des diagnostics
La classe C est la plus représentée, avec 3 370 diagnostics, soit 42,1 % des enregistrements. Elle précède la classe D, qui rassemble 2 641 diagnostics et représente 33,0 % du total. Ces deux catégories donnent sa physionomie à la distribution locale, bien davantage que les étiquettes situées aux extrémités. Les classes A et B comptent respectivement 21 et 97 diagnostics, soit 0,3 % et 1,2 %. Pour un vendeur, cette répartition offre un contexte dans lequel situer l’étiquette de son bien, mais elle ne renseigne ni sur son prix ni sur les conditions d’une transaction. Pour un acquéreur, elle décrit ce qui apparaît dans la base, sans préjuger des caractéristiques du logement examiné.
À l’autre extrémité, la classe F compte 233 diagnostics, soit 2,9 %, et la classe G en compte 85, soit 1,1 %. Ensemble, elles représentent 318 diagnostics et 4,0 % des enregistrements. Leur poids limité dans cette photographie ne signifie pas que leurs conséquences sont secondaires pour chaque propriétaire concerné. Il ne permet pas non plus de qualifier globalement tout le parc communal de performant. La distribution comporte en effet un autre groupe important, la classe E, avec 1 562 diagnostics et 19,5 % du total. Le sujet local n’est donc pas seulement la présence des classes F et G : il est aussi la place occupée par E derrière les deux classes dominantes.
- A et B : respectivement 21 et 97 diagnostics enregistrés, soit 0,3 % et 1,2 %.
- C et D : respectivement 3 370 et 2 641 diagnostics enregistrés, soit 42,1 % et 33,0 %.
- E : 1 562 diagnostics enregistrés, soit 19,5 %.
- F et G : 318 diagnostics enregistrés au total, soit 4,0 %.
Pour les bailleurs, la classe E élargit la lecture du calendrier
Les échéances de décence énergétique donnent une portée concrète à cette répartition pour les bailleurs. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent ensuite la classe F en 2028 et la classe E en 2034. Dans la photographie de Forbach, les volumes associés à ces étiquettes sont très différents : 85 diagnostics G, 233 F et 1 562 E. Le calendrier ne se lit donc pas uniquement à travers les classes les plus défavorables. La classe E, beaucoup plus présente dans les enregistrements, constitue également un point important pour comprendre les enjeux des biens destinés à la location.
Ces chiffres ne permettent toutefois pas de compter les logements locatifs auxquels chaque échéance s’applique. La base fournie ne distingue pas ici les statuts d’occupation, et les diagnostics peuvent concerner plusieurs fois un même logement. Présenter les 1 562 enregistrements E comme autant de locations concernées en 2034 serait donc inexact. Pour un bailleur, la conséquence pratique de cette lecture est de distinguer le contexte communal de la situation énergétique de son propre bien. La proportion locale indique le poids d’une classe dans le corpus ; elle ne remplace pas l’étiquette du logement considéré. Les dates fournies fixent des repères réglementaires, sans permettre de déduire un programme de travaux, son coût ou sa durée.
Un bâti surtout daté de 1948 à 1974, sans causalité automatique
L’ancienneté de construction est l’autre trait marquant de cette photographie. La période 1948-1974 représente 77,1 % du corpus géolocalisé et apparaît ainsi largement dominante. Les données indiquent également 7,6 % de bâti antérieur à 1949, 84,8 % antérieur à 1975 et 95,2 % relevant des périodes antérieures à 2001. Ces repères décrivent une structure de construction fortement orientée vers les périodes anciennes. Ils ne constituent cependant pas des catégories toutes indépendantes : les seuils chronologiques se recouvrent et ne doivent pas être additionnés. Leurs bornes doivent aussi être conservées telles qu’elles sont fournies, notamment pour la période 1948-1974 et le seuil antérieur à 1949, qui ne découpent pas le temps de manière strictement complémentaire.
Le rapprochement entre cette ancienneté et la domination des classes C et D est utile, à condition de ne pas lui faire dire davantage que les données. Aucun croisement fourni ne montre la répartition des étiquettes à l’intérieur de chaque période de construction. Il serait donc abusif d’attribuer une classe énergétique à un bien sur la seule base de son âge, ou d’expliquer les résultats par des rénovations dont le corpus présenté ne donne pas le détail. Le constat reste descriptif : une forte présence de constructions anciennes coexiste avec une distribution principalement centrée sur C et D. Pour un acquéreur, l’époque de construction et l’étiquette énergétique constituent ainsi deux informations distinctes, à lire sans substituer l’une à l’autre.
À Forbach, 8,6 % de maisons dans le corpus et une surface médiane de 70 m²
Les maisons individuelles représentent 8,6 % du corpus présenté, tandis que la surface médiane atteint 70 m². Ces indicateurs précisent le profil des enregistrements, mais ne décrivent pas un logement type qui réunirait automatiquement toutes les caractéristiques médianes ou dominantes. La part des maisons ne donne pas non plus, à elle seule, le détail de toutes les autres formes de bâti. Pour un vendeur de maison, le chiffre de 8,6 % signale surtout que cette catégorie occupe une place minoritaire dans les données locales. Pour un acquéreur, les 70 m² constituent un repère central de surface, non une norme communale ni une mesure de la surface des biens effectivement proposés à la vente.
La consommation médiane s’établit à 158 kWh/m²/an, et le coût énergétique annuel médian estimé à 1 308 €. Le mot « estimé » est déterminant : ce montant ne constitue pas la facture constatée de chaque ménage, ni une promesse de dépense pour un futur occupant. Le gaz naturel est le chauffage principal le plus représenté dans l’extraction, avec 5 418 diagnostics. En l’absence de croisements détaillés, ce volume ne permet pas d’attribuer au gaz la consommation médiane, le coût médian ou une étiquette particulière. Ces trois indicateurs apportent des éclairages complémentaires, mais leur juxtaposition ne démontre aucune relation de cause à effet. Pour un bien précis, les valeurs locales restent un contexte, pas une estimation individualisée.
- Surface médiane : 70 m², sans description d’un logement unique réunissant tous les indicateurs.
- Consommation médiane : 158 kWh/m²/an, à distinguer de la consommation propre à chaque bien.
- Coût énergétique annuel médian estimé : 1 308 €, et non une facture garantie.
- Gaz naturel : chauffage principal pour 5 418 diagnostics de l’extraction.
À la vente, l’audit dépend de la classe et du type de bien
Pour les vendeurs, la lecture réglementaire ne se confond pas avec celle des bailleurs. L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole ; l’inclusion de la classe E s’applique depuis le 1er janvier 2025. À Forbach, le poids de la classe E rend cette catégorie particulièrement importante à examiner dans les données, au-delà des seules étiquettes F et G. Mais le champ de l’audit associe une classe énergétique et une catégorie de bien. La présence d’un diagnostic E dans la base ne suffit donc pas à conclure que toute vente correspondante relève de l’audit, sans connaître la nature du bien concerné.
Les données autorisées ne donnent pas le croisement entre maisons individuelles et classes E, F ou G, ni le nombre d’immeubles en monopropriété. Il n’est donc pas possible de chiffrer le volume local des ventes relevant de l’audit. Appliquer mécaniquement la part de 8,6 % de maisons aux effectifs de ces classes reviendrait à supposer une répartition qui n’est pas établie. L’intérêt concret de la photographie est plutôt de clarifier les informations distinctes pour la lecture d’un dossier : l’étiquette d’un côté, la catégorie du bien de l’autre. Elle ne permet pas de déduire une décote, un avantage commercial ou un délai de vente, et ne fournit aucun montant de travaux associé à une classe.
Secteurs et risques : des informations locales sans classement
L’analyse locale mentionne cinq quartiers ou secteurs IRIS : Wiesberg 1-Hommel, Cité du Kreutzberg, Bellevue, Quartier du Bruch et Centre. Leur présence dans le périmètre étudié donne une dimension infracommunale à la lecture, mais aucun résultat chiffré par secteur n’est fourni ici. Il serait par conséquent impossible de désigner le secteur le plus performant, celui qui concentrerait les classes E ou celui où le gaz serait davantage représenté. Les moyennes ou proportions communales ne doivent pas être reportées automatiquement sur chacun de ces secteurs. Pour les propriétaires et les acquéreurs, cette limite est importante : la seule localisation dans l’un des cinq secteurs cités ne permet d’inférer ni une étiquette énergétique ni un coût annuel.
Les familles de risques recensées par Géorisques apportent un autre registre d’information : inondation, transport de marchandises dangereuses, affaissement minier et inondations de terrains miniers. La zone sismique est indiquée « 1 - TRES FAIBLE » et le potentiel radon est de niveau 2. Ces mentions doivent rester distinctes des résultats énergétiques. Elles ne démontrent pas qu’un événement s’est produit, et les éléments fournis ne précisent pas l’exposition de chaque adresse ni de chaque secteur cité. Ils ne permettent pas davantage d’établir un lien entre un risque et une classe DPE. Pour lire un dossier immobilier, l’intérêt est de conserver ces deux dimensions séparées : la performance énergétique d’une part, les informations de risques d’autre part.
- Secteurs analysés : Wiesberg 1-Hommel, Cité du Kreutzberg, Bellevue, Quartier du Bruch et Centre.
- Familles de risques : inondation, transport de marchandises dangereuses, affaissement minier et inondations de terrains miniers.
- Autres repères fournis : zone sismique 1 - TRES FAIBLE ; potentiel radon 2.
- Limite : aucun classement énergétique des secteurs ni détail d’exposition par adresse n’est fourni.
Ce que cette mise à jour permet de comprendre, sans prédire
Cette publication constitue une photographie, pas une série chronologique. Sans extraction antérieure comparable parmi les faits fournis, elle ne permet pas d’affirmer que la performance énergétique s’améliore, que les classes F et G reculent ou que la place du gaz évolue. La date du 18 septembre 2026 indique celle de l’extraction utilisée ; elle ne transforme pas les 8 009 diagnostics en autant de diagnostics réalisés ce jour-là. La distinction entre corpus global et corpus géolocalisé compte également pour interpréter les indicateurs de construction. Une lecture rigoureuse conserve donc à chaque chiffre son périmètre et son unité, plutôt que de réunir tous les résultats dans le portrait artificiel d’un même logement.
L’enseignement propre à Forbach tient finalement à l’articulation de trois constats : une période 1948-1974 très dominante dans le corpus géolocalisé, des diagnostics principalement classés C et D, et une classe E nettement plus présente que F et G réunies. Pour le vendeur, cette photographie aide à situer une étiquette tout en distinguant le champ de l’audit. Pour le bailleur, elle donne du relief aux échéances énergétiques sans compter les locations concernées. Pour l’acquéreur, elle fournit des repères de surface, de consommation et de coût estimé sans décrire le bien envisagé. Son utilité réside dans ce cadrage : comprendre le contexte local, puis ne pas confondre ce contexte avec les caractéristiques individuelles d’un logement.
Questions fréquentes
Les 8 009 diagnostics correspondent-ils à 8 009 logements à Forbach ?
Non. La base compte 8 009 diagnostics enregistrés, et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les données fournies ne donnent pas le nombre de logements uniques correspondant à ces enregistrements.
Quelles échéances énergétiques concernent les bailleurs ?
En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. À Forbach, les effectifs par classe sont des diagnostics enregistrés, pas un décompte de locations.
Un bien classé E relève-t-il de l’audit énergétique à la vente ?
Depuis le 1er janvier 2025 pour la classe E, l’audit énergétique réglementaire concerne en métropole la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G. L’étiquette doit donc être lue avec la catégorie du bien ; les données locales ne permettent pas de compter les ventes concernées.